Quand on est jeune, le graffiti c’est du danger, de l’aventure, se prouver à soi-même qui l’on est. Avec l’âge et l’habitude, par contre, les détails deviennent plus intéressants. Ça devient les taches d’encre sur les manteaux, pisser dans son primer ou décider entre marcher sur les cailloux ou les rails de chemin de fer. Les grands idéaux font place aux petits caprices. De demander à cent personnes de s’imaginer un graffeur, ce serait d’inviter cent interprétations différentes. Comment faire alors pour se créer une image du graffeur moyen? Quelles sont les expériences communes? C’est le défi qu’ont tenté ces quatre artistes de la relève : représenter une journée dans la peau d’un graffeur. En dépeignant une journée en huit scènes distinctes, ces tranches de vie distinctes convergent afin de dépeindre une expérience partagée.
Les artistes:
– D’origine belge, Ekes est un artiste illustrateur graffeur depuis une dizaine d’années. Il intègre la lettre et la couleur à son travail qui se distingue par son approche de la ligne. Depuis peu, il explore une nouvelle dimension artistique: la peinture sur toile.
– Janek est un artiste graffiti maitrisant un style unique. Ses travaux sont soignés et son traitement des volumes et de la lumière lui sont propre. Maintenant apprenti tattoueur, son exploration artistique continue à évoluer.
– Kowal est genre un ptit bum quand même gentil, qui élabore ses croquis sur le mur de ton voisin avec une cacanne aérosol. Sa pratique artistique se traduit par un état d’ivresse qui explore l’agencement de couleurs bizaroîdes et de compositions cartoonish qui rappelle au moldus que le graffiti c’est pas si méchant.
– Adepte du trait cartoonesque et des couleurs osées et percutantes, Naïmo développe depuis plusieurs années un style de lettres simples et réintègre des éléments classiques du graffiti dans ses oeuvres.